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Blog de ladyslexique

ladyslexique

Description :

Guide pratique à l'usage de l'enseignant pour transformer un enfant dyslexique qui veut réussir en un adolescent dyslexique glandeur.

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ladyslexique51 ans
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  • Séance plénière du Parlement de la Communauté française du 19 juillet 2011
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  • Dyslexique? mon oeil!

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Je connais trois générations d'écoliers

Laver son linge au début du siècle...


Je connais trois générations d'écoliers


et aujourd'hui

Je connais trois générations d'écoliers



Soigner le diabète au début du siècle


Je connais trois générations d'écoliers

et aujourd'hui

Je connais trois générations d'écoliers


Enseigner au début du siècle



Je connais trois générations d'écoliers


et aujourd'hui :(






Je connais trois générations d'écoliers


Je connais trois générations de dyslexiques. Rien n'a changé en classe en ce trois quart de siècle, le grand père, le père et le fils ont rencontré exactement les mêmes difficultés à l'école. Pourquoi?
 

 
 57 secondes pour vous convaincre que l'école DOIT changer : 

https://www.facebook.com/photo.php?v=255098394533653&notif_t=like

 
 
En communauté française de Belgique, c'est URGENT : 

http://inspectionscolaire-en-cf.skyrock.com/2674644198-Dyslexie-dans-les-ecoles-en-communaute-francaise-de-Belgique.html 



les digital native
http://www.youtube.com/watch?v=uU7ejUA5Tv0&feature=share 
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#Posté le vendredi 22 octobre 2010 07:22

Modifié le samedi 01 octobre 2011 09:24

En communauté française de Belgique, les écoles sont "contre" l'ordinateur en classe.


 
 
En communauté française de Belgique, les écoles sont "contre" l'ordinateur en classe.
 
 
 
 
 
 
 
 
6ème secondaire en Belgique = terminale en France, cours de géographie.

Compétence évaluée : élaborer un graphique en bâtonnets.

Le recopiage des données écrites au tableau est déjà une épreuve en soi pour cet élève dyslexique et lui demande plus de temps et de concentration qu'aux autres élèves.

Il calcule les proportions et dessine ses bâtonnets. On devine qu'il a gommé, recommencé, rectifié... pour in fine décider de ne pas rendre sa feuille, préférant se faire passer pour un paresseux plutôt qu'obtenir, une fois de plus, une note médiocre pour un exercice qu'il a pourtant parfaitement compris et qu'il sait faire.

Note "logique" 0/10


 
 
 
En communauté française de Belgique, les écoles sont "contre" l'ordinateur en classe.

 
 
 
 
 
 
A la maison, à l'aide d'un logiciel, il produit ceci sans aucune difficulté.
 



En communauté française de Belgique, les écoles sont "contre" l'ordinateur en classe.



Mais quelle compétence a t on évalué chez ce jeune dyslexique de 18 ans?

"Le refus de tenir compte du handicap de l'élève dans son environnement scolaire pourrait constituer une discrimination. En effet, l'aménagement raisonnable compense les effets négatifs d'un environnement inadapté pour une personne handicapée et lui permet donc de participer à une activité, ici sa vie scolaire.

C'est en permettant à l'élève de bénéficier de ces aménagements qu'il pourra participer à un parcours scolaire avec les mêmes chances que ses condisciples. " Centre d'égalité des chances.



En communauté française de Belgique, les écoles sont "contre" l'ordinateur en classe.
En communauté française de Belgique, on ne s'occupe pas des dyslexiques, car on n'est pas médecin 

http://inspectionscolaire-en-cf.skyrock.com/2674644198-Dyslexie-dans-les-ecoles-en-communaute-francaise-de-Belgique.html

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#Posté le vendredi 22 octobre 2010 10:31

Modifié le mercredi 20 avril 2011 01:54

Entendu à chaque réunion de parents : "ce n'était pas difficile! Tout était écrit dans le texte, il suffisait de LIRE! "

Ben... Justement...


La manifestation principale de la dyslexie est le manque de fluidité de la lecture, lequel relève de deux facteurs principaux touchant la précision et la vitesse. La dyslexie se distingue d'abord par le fait que la lecture est imprécise ou lente, ou les deux.

« [...] Malgré un entraînement rigoureux durant l'enfance et l'adolescence, qui permet à la personne atteinte de lire avec une plus grande exactitude, la dyslexie demeure toute la vie, et ses effets sont perturbateurs : la lecture ne parvient jamais à s'automatiser, et le lecteur dyslexique peut être de deux à trois fois plus lent que le lecteur normal. Par exemple, l'étudiant dyslexique prendra de six à huit heures pour lire ce que ses pairs arriveront à lire en trois heures. Ceci est non seulement décourageant, mais aussi très épuisant. Même les dyslexiques qui arrivent à lire avec exactitude sont tout de même très épuisés après seulement quelques heures de lecture. »

La dyslexie et les accommodements pour réussir ses études, Christine Couston, Association québécoise des troubles d'apprentissage


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#Posté le samedi 15 mai 2010 04:51

Modifié le dimanche 06 juin 2010 22:55

Dyslexique? mon oeil!


 
 
Dyslexique? mon oeil!
 
 
Dyslexique?
 
Mon oeil!
 
Paresseux, ça c'est certain! 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Il faudrait ne pas sanctionner les fautes d'orthographe lexicales chez le dyslexique?
 
Et puis quoi encore? Il peut utiliser son dictionnaire lexical pendant l'examen et il est trop paresseux que pour l'utiliser, comme les autres élèves.
 
 
J'ai déposé deux pages de ce dictionnaire lexical sur cette BD, afin qu'on estime facilement leurs dimensions.
Ce dictionnaire mesure 120mmx80mmx35mm, il contient 65000 mots, placés en deux colonnes de 40 mots par page, police d'écriture 8.  Perso, sans lunettes de lecture, impossible de lire un mot. 
 
Dyslexique? mon oeil!  
 
 
 Paresseux le dys qui ne sait déjà pas tenir ce truc en main sans qu'il ne lui échappe? 22% des dypraxiques sont dyslexiques dysorthographiques, source http://jerome.grondin.pagesperso-orange.fr/dyspraxi.htm )
 

 
 


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#Posté le mardi 07 juin 2011 11:26

Modifié le mardi 07 juin 2011 12:37

Mab, Professeur de Français dans le degré supérieur du secondaire en Communauté française : "La seule chose que peut faire un dyslexique, c'est travailler plus que les autres. Ce n'est pas juste? Tant pis! Mais ça marche, c'est même la seule chose qui marche, d'ailleurs."

"J'ai des élèves dyslexiques - j'en ai même plus que la moyenne des "bonnes écoles" qui, parfois, se débarrassent d'eux à coups d'AOB, ce qui les fait atterrir chez nous. Je les reconnais à la première copie (les vrais, pas les faux, rendus "dyslexiques" par des méthodes d'apprentissage absurdes et le manque désespérant d'heures de français aux niveaux primaire et secondaire inférieur). Je leur donne toujours les mêmes consignes, celles dites plus haut travailler plus, copier, et surtout lire, lire, lire). Les rares qui se prennent en main et se mettent à faire ce qui est nécessaires se comptent jusqu'à présent sur les doigts d'une main. Mais ils font des progrès notables après trois ou quatre mois. Les autres restent en arrière, parce qu'ils ne veulent pas(ou, en pédagogiquement correct "ne peuvent pas pour des raisons de blocage psychologique intense engendré par une école élitiste, injuste et particulièrement cruelle") faire les efforts nécessaires. Eh oui, il y a de vrais dyslexiques qui sont aussi des paresseux ou des glandeurs".

Mab, Professeur de Français DS


On veillera à donner plus de temps pour réaliser les tâches écrites, ou à réduire la quantité d'écrits.
On adaptera le travail demandé à la maison, en veillant à ne pas surcharger l'élève pour lui laisser du temps libre, en réduisant le nombre d'exercices écrits, en acceptant et encourageant la réalisation du travail par traitement de texte.



guide pratique à usage de l'enseignant, en ligne sur le site www.enseignement.be


... et surtout... on formera les professeurs, surtout dans le degré secondaire supérieur, où peu reconnaissent les limites de leurs connaissances...

"Entre une mauvaise cuisinière et une empoisonneuse, il n'y a qu'une différence d'intention" P Desproges.

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#Posté le dimanche 16 mai 2010 13:07

Modifié le lundi 20 septembre 2010 07:03

Qu'en pense le département discrimination de notre Centre de l'égalité des chances?


L'avis du Centre d'égalité des chances

Qu'en pense le département discrimination de notre Centre de l'égalité des chances?

"Le fait qu'il ait été traité comme les autres enfants, comme précisé dans le témoignage de son professeur, est précisé sans tenir compte de sa différence.

On parle de discrimination lorsque deux personnes dans la même situation sont traitées de manière différente, mais également lorsque deux personnes dans une situation différente sont traitées de la même manière.

Le refus de tenir compte du handicap de l'élève dans son environnement scolaire pourrait constituer une discrimination. En effet, l'aménagement raisonnable compense les effets négatifs d'un environnement inadapté pour une personne handicapée et lui permet donc de participer à une activité, ici sa vie scolaire.

C'est en permettant à l'élève de bénéficier de ces aménagements qu'il pourra participer à un parcours scolaire avec les mêmes chances que ses condisciples.


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#Posté le jeudi 16 septembre 2010 11:35

Modifié le mercredi 24 novembre 2010 02:04

"Le profil de l'élève décrit par ses parents et celui fait par les enseignants et les élèves de l'école sont diamétralement opposés

"Le profil de l'élève décrit par ses parents et celui fait par les enseignants et les élèves de l'école sont diamétralement opposés
Deux inspectrices demandent à huit anciens condisciples d'un élève dyslexique de seize ans :
"Décrivez l'attitude de cet élève au cours"


Réponse : " Il n'était pas du tout un élève assidu, dans aucun cours. Au cours de mathématique, il avait une attitude désinvolte, souvent coincé contre le radiateur et ne prenait pas note.
Nous étions choqués parce qu'il était grossier vis à vis du professeur, notamment en baillant au cours...
Il dessinait des voitures"


Conclusion des inspectrices : "Le profil de l'élève décrit par ses parents et celui fait par les enseignants et les élèves de l'école sont diamétralement opposés. D'un côté, un garçon sensible, travailleur qui éprouve quelques difficultés suite à une dyslexie et de l'autre, un jeune qui n'étudie pas, se moque des professeurs par son attitude désinvolte et essaie de se mettre en valeur par l'aisance financière de sa famille."



Le dyslexique n'arrive pas à lire à plat. Il s'incline sur sa chaise pour déposer son classeur sur les genoux et ainsi incliner ce qu'il doit lire.
Une prof d'anglais part en lutte contre la dyslexie.

Difficultés à prendre des notes
• Difficulté à prendre des notes tout en écoutant;
• Difficulté à prendre des notes lisibles;
• Difficulté à copier suffisamment rapidement les notes écrites au tableau.

Guide pédagogique relatif à un étudiant dyslexique

C'est faux qu'on ne peut faire deux choses à la fois, et le dyslexique a des difficultés pour se concentrer s'il n'y a rien pour lui occuper les yeux et les mains. Naturellement, il dessine en écoutant
La dyslexie, comment s'en sortir, Kathy Kolbe, modèles personnels d'apprentissage. NB il faut descendre au moins au milieu de la page web pour trouver l'article.


Une dyslexie mal prise en charge peut compromettre très sérieusement l'avenir d'un enfant. Non reconnu dans ses difficultés, celui-ci peut développer des troubles du comportement. "L'enfant sait qu'il est normal, voit qu'il est intelligent, mais qu'il n'arrive pas à apprendre. Sans cesse en décalage, il se sent dévalorisé et se forge une mauvaise image de lui-même, qui peut le conduire à développer des comportements réactionnels (Abdelhamid Khomsi, linguiste, professeur de psychologie à l'Université de Nantes et spécialiste de la dyslexie)

Dyslexie, Apedys France



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#Posté le vendredi 14 mai 2010 07:47

Modifié le mardi 18 octobre 2011 11:26

Comment désorienter un dyslexique dès la première question de l'examen.

Méthode garantie à 100% : lui donner trop de consignes à exécuter en même temps, et en glisser une impossible à réaliser :


1. Répondre au questionnaire suivant, chaque case du tableau rapporte 2 points si tout est correct, 1 point si incomplet, 0 si réponse incorrecte.

2. Il y a deux pages de questions, il faut recopier dans le tableau les lettres qui correspondent aux numéros des questions notées dans le tableau.

3. QCM plusieurs réponses possibles, on peut donc noter plusieurs lettres dans les cases du tableau en page 1.

4. Dans les trois premières questions, il faut noter la ou les « affirmations inexactes ».

5. A partir de la quatrième question, on suppose qu'il faut noter ce qui est exact.

6. Il y a 16 questions mais le tableau ne comporte que 15 cases ! J'ai dû mal comprendre une consigne, je recommence au début.

7. La première question ouverte de l'examen « placez les éléments majeurs suivants » a été lue et traitée « CLASSEZ les éléments majeurs suivants », l'élève n'a même pas vu le schéma sur lequel il fallait « PLACER » les éléments, car il était désorienté, son vertige a fait tomber de la feuille ce qui était noté du côté droit. C'est un symptôme classique de décompensation dyslexique, c'est illustré sur les trois pages de l'examen en question ci après.Comment désorienter un dyslexique dès la première question de l'examen. Comment désorienter un dyslexique dès la première question de l'examen.Comment désorienter un dyslexique dès la première question de l'examen.


Cette épreuve n'a pas évalué les compétences en biologie de cet élève, elle a évalué sa capacité à comprendre et exécuter plusieurs ordres en même temps, elle a en fait évalué la capacité de cet enfant de seize ans à compenser son handicap de dyslexie.

Elle n'a été montrée ni aux parents, ni à l'élève en juin, le professeur était absent à la réunion des parents, les copies étaient déjà « archivées ».

En septembre, l'élève a eu la même épreuve lors de son repêchage, le professeur estimant sans doute qu'il lui faisait là un cadeau.

Les quinze professeurs du conseil de classe du degré supérieur, puis les sept experts du conseil de recours externe de la Communauté française ont estimé que le redoublement était la réponse pédagogique adéquate à cet échec en biologie noté 50/90 pour le travail de l'année et 8/20 à l'examen, puisque
« l'échec s'est aggravé lors des épreuves d'examens, l'élève semble donc débordé quand il s'agit de faire face à des matières plus vastes ».


lien : Cette épreuve est présentée depuis juin 2005 à chaque session d'examen de biologie dans cet établissement. Redoublant, cet élève aura le même QCM à réaliser en juin, et donc plus que probablement en septembre, comme première question de l'examen.
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#Posté le jeudi 13 mai 2010 03:32

Modifié le dimanche 12 décembre 2010 12:29

Français : étudier un essai Essai choisi : « On achève bien les écoliers »


6A
Français : étudier un essai
Essai choisi : « On achève bien les écoliers »
 
 
 

 
 Français : étudier un essai Essai choisi : « On achève bien les écoliers »
Français : étudier un essai Essai choisi : « On achève bien les écoliers »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1)    Identification :
 


Auteur : Peter Gumbel, ancien grand reporter à Time Magazine à Paris, nommé « Journaliste de l'année ». Il est également père de deux élèves scolarisées en France. D'où sa connaissance du sujet.
Titre : « On achève bien les écoliers »
Edition originale : Septembre 2010
Edition utilisée : Septembre 2010
 
« Rien n'est plus difficile que de distinguer dans l'enfance la stupidité réelle, de cette apparente et trompeuse stupidité qui est l'annonce des âmes fortes. » - Jean Jacques Rousseau
 


2)    Mise en situation : 
 
Il ne se passe pas une semaine sans que les médias n'évoquent l'enseignement, si ce n'est pas par une émission sur les troubles d'apprentissage, c'est par un fait divers relatant un fait de violence à l'école.
Notre enseignement en Communauté française ne se porte pas bien, c'est un fait. Les autorités en sont conscientes, elles ont dernièrement mis à la disposition des équipes éducatives un numéro vert où elles peuvent trouver de l'aide en cas de faits de violence. Un élève sur deux redouble au moins une fois dans le secondaire, 30% des jeunes abandonnent l'école sans être diplômés, 80% des crimes sont commis par des jeunes qui ont abandonné l'école. Force est de constater que l'école ne joue pas son rôle d'émancipateur social pour tous les enfants. Le coût supporté par la collectivité de ces exclusions est lourd.
 
Dans cet essai, l'auteur décortique le système éducatif français, qui est très proche du nôtre. Il en établit un état des lieux qu'il base sur des études statistiques dont la plus importante est l'enquête PISA. PISA est une enquête menée tous les trois ans auprès des jeunes de 15 ans dans les 31 pays membres de l 'OCDE (organisation de coopération et de développement économique) et de nombreux pays partenaires. Il explique, théories scientifiques à l'appui, les raisons des différences observées entre les résultats PISA de ces systèmes. Il nous expose ensuite quelques particularités dans des systèmes scolaires étrangers, et s'attarde plus longuement sur le système finlandais, la « star » du PISA. Après nous avoir expliqué pourquoi simplement copier le modèle finlandais dans une école en France a échoué, il nous donne des pistes qui pourraient aider à améliorer l'enseignement. Il réclame un changement de mentalité dans les écoles, la conclusion de l'essai est que l'échec scolaire est l'échec de l'école autant que de l'écolier, l'école ne s'est pas adaptée à la démocratisation de l'enseignement et ne s'est pas mise au service de l'élève qui doit apprendre, mais sélectionne les meilleurs par une culture de l'échec, page 14 " Une culture d'excellence certes, mais qui enfonce aussi les élèves les plus faibles plutôt que les aider à se relever ."
 
Je connais beaucoup de gens qui ont des préjugés envers les élèves. Ceux qui ne réussissent pas sont « des nuls ». J'ai déjà entendu et j'entends parfois « mais qu'est ce qu'il fait dans le « général », celui-là ? C'est ce que dénonce l'auteur : l'école trie les élèves, garde l'élite et oriente les autres vers des filières d'enseignement qui ne leur conviennent pas, où ils ne sont pas heureux. Je dois avouer que jusqu'à mes quinze ans, je partageais cet opinion aussi, me disant que nous sommes responsables de nos échecs comme de nos réussites, et que celui qui échoue, et bien, il n'avait qu'à « mieux » travailler. Mais depuis le redoublement de mon frère aîné, de ses circonstances et surtout de toutes les complications qu'il a engendrées, j'ai bien remarqué que notre système éducatif (et administratif) avait de réels problèmes. Mon opinion s'est encore renforcée en lisant ce livre. Il est évident que réussir peut parfois être le fruit de la chance (avoir la bonne série de questions à l'examen et éviter de justesse un redoublement) et échouer peut être aussi le fruit de la malchance. Pourquoi dans une société avec de plus en plus d'êtres humains, de plus en plus de mixité sociale, en perpétuelle évolution technologique, enseigne-t-on avec des méthodes aussi... rétrogrades ? Le redoublement, qui a été démontré inutile, continue à être utilisé en masse. Pourquoi mettre des cotes de 0/20 aussi facilement, et ne laisser l'accessibilité du 20/20 sacré, qu'aux « futurs prix Nobels » ? Pourquoi ne pas encourager un élève au lieu de l'enfoncer, le démolir ? Pourquoi le gouvernement ne laisse-t-il pas les professeurs suivre leurs propres programmes comme en Finlande? Les méthodes finlandaises ne sont pas à négliger, le métier de professeur doit être revalorisé afin qu'il puisse, en toute confiance, donner à l'élève l'envie et le goût d'apprendre.
 
 


3)    Présentation de l'essentiel :
 
31) Aspects textuels :
 
 
La thèse développée dans l'ouvrage est que le système éducatif français n'est plus adapté à notre société, c'est cette absence d'évolution du système qui est responsable de son inefficience. L'essai se découpe en neuf parties qui sont à chaque fois un argument qui vient appuyer cette thèse.
 
Première partie : Le « French Dream » 
 
Peter Gumbel introduit son essai en rappelant qu'en France, l'éducation est un ascenseur social. Il pose la question de savoir, page 12 « comment est-il possible que quatre écoliers sur dix sortent de CM2 avec de graves lacunes en lecture, écriture et calcul ? Que 130000 jeunes quittent l'école chaque année sans diplôme ni qualification ? Que dans un pays obsédé par l'égalité, les jeunes dont les parents sont travailleurs indépendants, cadres, enseignants ou issus des professions intermédiaires, aient deux fois plus de chances d'accéder à l'enseignement supérieur que les enfants d'ouvrier et d'employés ? »
Dès le premier chapitre, la thèse est posée.
 
L'école ne s'est pas adaptée à l'évolution de notre société, à la démocratisation de l'enseignement.
 


 
Deuxième partie : Pygmalion à l'envers.
 
C'est la pierre d'angle du livre, c'est sur ce long chapitre que s'articulent tous les arguments, tous les raisonnements logiques de l'essai. L'effet pygmalion est une théorie qui a été mise en évidence par deux chercheurs américains dont Robert Rosenthal (on dit aussi l'effet « Rosenthal »). Cette théorie explique que l'attente d'une personne à l'égard du comportement d'une autre peut se transformer en une prophétie à réalisation automatique, c'est-à-dire que si l'élève est pressenti « doué » par l'enseignant, il aura de meilleures notes et il progressera mieux que s'il est pressenti « nul ». Cette étude et ses conclusions ont été publiées dans un livre en 1968 et son impact a eté immédiat. Pourtant, en France, on assiste à l'effet pygmalion à l'envers, page 21 « en effet, celui-ci (le système éducatif français) ressemble à une expérience vivante visant à démontrer le contraire de l'effet pygmalion : jusqu'à quel point les attentes et les attitudes négatives peuvent aussi devenir une prophétie à réalisation automatique, freinant les enfants et affectant très probablement leurs performances scolaires. Soit on explique aux élèves qu'ils sont nuls, soit on fait en sorte qu'ils se sentent bons à rien, et ils finissent par le croire, et par se comporter en conséquence » Les effets de tels préjugés sur l'élève lui sont néfastes et décrits dans une littérature qui s'est penchée sur ce sujet, Peter Gumbel cite ici deux auteurs, Robert Merle « l'élève humilié » et Daniel Pennac « chagrin d'école ». Peter Gumbel après cette constatation nous prouve cet effet « pygmalion à l'envers » à travers quelques réponses des études PISA. Ainsi, les élèves français estiment que leurs professeurs ne les soutiennent pas, page 27 « Plus de la moitié(des élèves français) répondent que leurs professeurs les ont aidés « parfois » ou « jamais ». Un enseignant qui n'aide jamais un élève est une idée sidérante, une négation du concept même de pédagogie. » Les jeunes Français sont champions de la ligue anxiogène, page 29 « partout les élèves détestent avoir des mauvaises notes, mais pourquoi les petits français ne sont ils pas plus confiants quant à leur capacités en mathématique? » Les élèves français sont terrifiés à l'idée de faire des erreurs page 36 « la réticence des jeunes Français ne serait-ce qu'à tenter de répondre à une question est symptomatique d'un système où les enfants ont été conditionnés à la « fermer » plutôt qu'à exprimer ce qu'ils pensent, par peur de se tromper. Ce système promeut l'effacement de soi, le conformisme et l'obéissance aveugle, au détriment du sens de l'initiative et de la curiosité intellectuelle ».
 
L'effet pygmalion est connu depuis 1968, mais l'école n'en tient pas compte, elle n'a pas profité de cette étude pour évoluer.
 


 
Troisième partie : Il faut que nous abandonnions cette mentalité
 
Peter Gumbel rappelle que la France a été pendant 150 ans une pionnière dans le domaine de la pédagogie, de Jean Jacques Rousseau « l'Emile ou de l'éducation »(1762) à Célestin Freinet. Mais au cours de ces trois dernières décennies,  l'école française n'a pas pu évoluer avec la démocratisation de l'enseignement, page 45 « A partir des années 1950, le nombre de jeunes qui poursuivaient leurs études jusqu'à la fin du second cycle a commencé à s'accroître. Dans tous les pays développés, la plupart des jeunes restent alors scolarisés jusque l'âge de 17 ou 18 ans. La nouvelle philosophie consiste à dire que tout en chacun a droit à une bonne éducation et qu'il n'est désormais plus acceptable d'exclure des études un large pourcentage de la population, sous prétexte que l'agriculture manque de bras ». mais bâtir des écoles ne suffit pas, il faut aussi un changement de mentalité page 48 « Il est évident que la France n'a pas bien géré la transition vers cette nouvelle ère. De trop nombreux jeunes sont encore en grande difficulté et finissent par abandonner l'école. Les écoles se sont adaptées à la nouvelle hétérogénéité, en instituant notamment des filières de relégation plus ou moins déguisées. Toutefois c'est bien une curieuse idée de vouloir remonter le temps et ressusciter l'époque révolue de l'élitisme éducatif. »
On se demande pourquoi La France continue à utiliser la pratique du redoublement que l'auteur qualifie de « mortalité scolaire » alors que de nombreuses études sérieuses ont démontré qu'il était inefficace, inéquitable, et qu'il pèse lourd sur la motivation, la confiance en soi et les comportements d'apprentissage, et qu'il stigmatise l'élève tout le long de sa carrière scolaire. Page 55  « par-dessus tout, le problème est d'ordre pédagogique. Car le taux astronomique de redoublement en France n'est qu'un symptôme d'un problème plus large et lié au système lui-même : l'incapacité à enseigner de manière adéquate à des enfants qui se situent à différents niveaux d'aptitudes » Enfin Peter Gumbel dénonce la tyrannie des notes, page 57  « si le redoublement est une maladie, le système français de notation, lui peut tuer » De nombreuses études ont mis en évidence les limites des notations chiffrées, page 59 « conclusion du chercheur Bonniol et de ses collègues : les bons ne peuvent que bien faire, les mauvais ne peuvent que mal faire... l'élève plein d'avenir ne peut que fournir, d'après les correcteurs, que des productions meilleures que celles de l'élève faible, difficilement récupérable voire irrécupérable » Un système de notation qui décourage au lieu d'encourager l'élève, page 69 « Cette avarice notationnelle crée deux sortes de perdants. Les premiers sont les élèves qui se situent quelque part sur cette infâme courbe gaussienne, ni tout en haut, ni non plus tout en bas. Le système ne les incite pas à être excellents. Il leur faut juste obtenir un 10 pour être dans la moyenne »
 
Le redoublement et la notation sont des méthodes pédagogiques obsolètes, nous retrouvons notre thèse de départ.
 


 
Quatrième partie : Dans la boîte noire 
 
Dans ce chapitre l'auteur décrit quelques systèmes étrangers. Aux USA, l'école n'est pas liée uniquement au travail intellectuel, et les élèves ont plus de confiance en eux. On note également qu'en Corée, 97% des adultes âgés de 18 à 24ans ont un niveau équivalent au baccalauréat français. La Norvège, dans une méta analyse, a identifié deux éléments clefs, l'importance d'avoir des professeurs qui encouragent et aident les élèves, et la nécessité d'établir des règles claires dans la salle de classe. Il s'étend plus longuement sur le modèle finlandais, la star des études PISA, le modèle que tout le monde veut comprendre. Pour les Finlandais, il n'y a aucun doute, il suffit d'avoir des professeurs formés à un haut niveau de professionnalisme et à qui on fait confiance ensuite. Page 91  « Ne pas avoir d'inspecteurs est typique de l'approche finlandaise qui repose largement sur le principe de confiance. Après leur formation, on attend des enseignants qu'ils donnent le meilleur d'eux mêmes dans leur travail. Contrairement à la France, on leur fournit des tas d'outils pour les aider. Les enseignants dans les écoles échangent leurs notes de cours, et au niveau national il existe un fort réseau enseignant pour chaque matière, comme les math ou les langues. Il existe aussi un système global de formation continue, qui permet aux enseignants de mettre à jour leurs connaissances et de partager leurs expériences avec leurs pairs. Le conseil national de l'éducation émet également certaines remarques. Mais encore une fois, contrairement à la France, il n'y a pas de « deus ex machina » qui détermine toutes les actions, regarde par dessus l'épaule des professeurs en intervenant quand bon lui semble. Personne ne vient épier les enseignants ou les corriger sur ce qu'ils ne font pas correctement. Et cela fonctionne. » Cette confiance de l'enseignant se traduit par une meilleure réussite des élèves et surtout, pas de redoublement, ou très peu. « Et cela fonctionne. Selon les tests PISA, la moyenne des résultats d'un Finlandais de 15ans est meilleure que celle de ses pairs étrangers 


La Finlande s'est adaptée en changeant en profondeur son enseignement, ce qui n'est pas le cas du système français, comme il est indiqué dans la thèse de départ.
 
 
Cinquième partie : La fronde Clarensac 
 
Sans changer les mentalités, recopier le modèle finlandais est difficile. Ainsi, au lycée Clarensac, alors que le modèle finlandais donnait des résultats très satisfaisants pour les élèves, une partie du corps professoral sabota le projet, au prétexte que ces professeurs craignaient que sans redoublement, le « niveau » allait baisser, et qu'il était injuste que les mauvais élèves bénéficiaient  de toute l'attention alors que les bons la méritaient davantage. Les principes de méritocratie sont bien ancrés dans nos écoles, et sans remettre en question ces certitudes, implanter un système importé d'un autre pays où il fonctionne risque d'échouer. Page 111 « ce qu'il aimait du système finlandais, c'est qu'il n'est pas figé, et crispé, mais souple et ouvert au changement. La France, a-t-il conclu, malheureusement, s'inscrit dans une importante tradition pédagogique, mais qui n'a pas permis d'irriguer le pays. ... Sa grande erreur, ce ne fut pas de tenter d'innover, mais bien de ne pas avoir convaincu d'abord l'académie ou une majorité d'enseignants de le soutenir avant de mettre en place son projet  »
 
Importante tradition, tenter d'innover, résistance au changement, des termes qui argumentent bien notre thèse.
 
 
 
Sixième partie : Les belles... 
 
L'auteur interroge trois jeunes élèves qui, avant d'intégrer l'université,  ont étudié au sein d'une des meilleures classes de préparatoires aux grandes écoles. Elle décrivent qu'elles y ont été isolées, toujours en compétition, toujours stressées, angoissées, pressées, sans vie sociale, sans loisirs, sans amitié. L'auteur attire l'attention sur une différence de plus entre le système français et les systèmes anglo-saxons cette fois. Alors que le système français isole l'étudiant, les élèves britanniques et américains s'octroient une année sabbatique qu'ils passent à l'étranger. Page 121 « dans les autres pays, on s'enrichit soi même en s'ouvrant au reste du monde. Le système français nous demande de construire notre personnalité en nous fermant du monde extérieur. »
 
Nous retrouvons notre thèse de départ, comment envisager dans notre monde actuel, une société qui ne s'ouvrirait pas vers les autres cultures, les autres pays ?
 
 
Septième partie... et les bêtes 
 
Peter Gumbel s'attarde sur les enfants présentant des troubles d'apprentissage, il choisit d'expliquer les difficultés rencontrées par les TDA/H, troubles de l'attention avec ou sans hyperactivité.
On peut noter à ce sujet les dernières publications scientifiques qui affirment que des additifs alimentaires en association (un colorant et un conservateur présents dans les bonbons acidulés) sont responsables de TDA/H chez les enfants. Je fais ici cette parenthèse pour vous montrer combien les problèmes des jeunes à l'école sont complexes et d'actualité.
Une fois de plus, l'auteur nous montre que le système français n'a pas évolué, malgré la loi de 2005 sur le handicap. Les troubles tels le TDA/H restent méconnus des enseignants, qui ne savent pas aménager les conditions d'apprentissage pour que ces enfants soient traités avec équité à l'école. page 137 « La France commence à rattraper son retard dans ses approches médicales et pédagogiques du TDAH, constate t il, mais elle reste à la traîne : il y a encore cinq ans, la France était comme le Royaume Uni en 1970. Maintenant, c'est comme si l'on était en 1980 »
 
cqfd, l'école en France n'a pas suivi l'évolution des connaissances en sciences cognitives.
 
 
 
Huitième partie : Portes ouvertes
 
L'auteur explique que ce changement, cette adaptation de l'école va s'opérer, c'est une certitude.  Mais comment ? Il propose quelques pistes, se fixer des nouveaux objectifs en assurant une continuité politique. Un nouvel objectif pourrait être de supprimer l'expression « échec scolaire » car elle est employée à tort et à travers, elle désigne autant des « bons » élèves expérimentant un passage à vide que des « mauvais » élèves quittant l'école sans qualification, ou connaissant des troubles d'apprentissage. Il faut une politique des portes ouvertes, au lieu de parcours scolaires qui ferment les portes. Il demande comment à 15 ans, peut on savoir qu'on aime ou pas les mathématiques, et faire un choix qui marquera pour tout le reste de la vie ? Il est convaincu que l'école pourrait accorder un peu moins d'importance au contenu académique, pour laisser plus de place aux activités de développement, de créativité, de renforcement de confiance en soi.
 
Il termine enfin par un chapitre qui insiste sur la nécessité d'un nouveau professionnalisme dans l'enseignement. On retrouve notre thèse de départ, l'école doit évoluer.
 
 
 
Neuvième partie et conclusion : le bruit du bonheur
 
Les jeunes français ne sont pas heureux à l'école. Sur le quatrième de couverture, l'auteur reprend les valeurs d'un sondage effectué auprès des jeunes français. Il  plaide une fois de plus pour une école qui doit évoluer, qui doit s'adapter à un mode dans lequel l'intelligence humaine constitue un capital clef. Page 168 « l'époque ou il était suffisant d'avoir son baccalauréat pour être assuré de faire une bonne carrière est révolue. » Nous ne savons pas de quoi nos enfants et nos petits enfants auront besoin, mais il est certain que ceux qui auront conservé le goût d'apprendre s'en tireront mieux que les autres.
 
On retrouve dans ce dernier chapitre la thèse qu'il faut que l'école évolue pour s'adapter à notre temps. L'auteur ne peut être qu'optimiste pour le futur, du moins on peut espérer avec lui que cela change. Il termine par un « Allez les nuls ! » avec humour.
 
32) Expérience de lecture :
 
Cet essai est à la fois triste et révoltant. C'est dur à croire qu'on en est là, mais en y regardant plus près, c'est la vérité, c'est bien ce qu'il se passe à l'école, et des jeunes y sont malheureux.
Je suis d'accord avec la thèse de l'auteur, l'école ne s'est pas adaptée à notre société d'aujourd'hui. Le retard qu'elle accuse face aux nouvelles technologies est incroyable. Pourquoi ne peut-on prendre note directement sur nos ordinateurs ? Pourquoi doit- on trimbaler des cartables remplis de papiers au lieu d'une simple clé USB légère, pratique, et évolutive, voire d'un iPad ? Mon frère aîné est dyslexique, ne pas lui permettre d'utiliser son logiciel de lecture et de prise de note en classe peut être comparé à ne pas permettre à un élève myope de porter ses lunettes à l'école. Pourquoi ?
Pourquoi l'école est-elle devenue si ennuyeuse pour certains élèves ?  Pourquoi l'école n'a-t-elle plus que l'objectif de ne pas échouer, ce qui signifie que les élèves n'étudient que quand « c'est pour des points »
Cette école de papa est révolue, et ne correspond plus à ce que nous, les jeunes, attendons de nos professeurs.
La vision du sujet que j'ai abordé a évolué avec ce livre car j'ai été surpris par les aspects scientifiques dont dispose l'auteur. Ceci accentue encore plus la thèse de Monsieur Gumbel, l'école ne s'est pas adaptée, elle n'a pas non plus tenu compte de toutes les découvertes qui ont été faites en pédagogie, je pense plus particulièrement à Pygmalion, Antibi, et bien sûr le redoublement. Je ne connaissais pas ces théories, elles renforcent mes opinions et m'apportent des arguments pour participer à un débat sur l'enseignement si je devais y participer.  Je pense que ce livre devrait être obligatoire à la lecture dans les écoles. Tous les professeurs et les professionnels de l'école devraient le lire. Mes positions par rapport à l'enseignement belge et français étaient déjà bien prises, c'est-à-dire qu'il faut le changer, le livre les a renforcées.
 
 
4)    Lecture-tremplin :
 
 
 
Français : étudier un essai Essai choisi : « On achève bien les écoliers »
 
J'ai choisi cet extrait car il met en évidence la thèse que l'école française ne s'est pas adaptée à notre nouvelle société qui rend l'éducation accessible et obligatoire à tous les enfants. En effet, l'auteur dénonce ici qu'en France, l'accent est mis trop fortement sur les qualifications académiques et pas assez sur la capacité individuelle de chaque enseignant à travailler efficacement avec les enfants. Or c'est bien ce que la société demande aujourd'hui à l'école, faire apprendre à tous les enfants, qu'ils soient lents, rapides, éveillés, étrangers, ou autochtones, et non faire apprendre une matière précise à une élite et tant pis pour ceux qui ne suivent pas.
Il explique aussi pourquoi le système finlandais est la star du PISA. Puisque les jeunes finlandais de 15 ans sont les champions à l'école, pourquoi ne pas s'inspirer de leur expérience?
Enfin, cet extrait indique aussi qu'il faut un changement radical dans les mentalités.  Ainsi supprimer tous les inspecteurs de l'administration scolaire aujourd'hui en Belgique déclencherait très certainement une grande polémique. Pourtant, c'est la clé de la réussite finlandaise.
Ce changement de mentalité ne doit pas s'opérer que dans les classes, il doit aussi s'opérer dans les ministères.
On y parle aussi de l'évaluation. C'est aussi un sujet dont il faudrait débattre.
 


 
5)    Conseil de lecture :
 
Il faut aborder ce livre sans préjugés. Il livre parfois des anedoctes ou utilise des tournures de phrase très caricaturales, mais il dénonce, il secoue, il cherche surtout à ouvrir le débat autour de la question.  On doit se laisser conduire par l'auteur, et sérieusement je ne pense pas que ce soit possible de remettre en cause ce qu'il a écrit car il justifie chaque argument par des chiffres ou des théories qu'on peut facilement vérifier. J'ai apprécié qu'il n'y a pas besoin d'être enseignant pour le lire, les théories de pédagogie sont suffisamment bien expliquées pour les comprendre même si on n'a pas l'habitude d'utiliser ce langage pédagogique. La lecture est facile.
 
 
 
 
6)    Du jugement de goût au jugement de valeur :
 
J'ai fortement apprécié cet essai.
Il est facile à lire, il ne contient pas de mots ou d'expressions trop pointues alors qu'il traite d'un sujet bien intellectuel.
J'ai aimé ce livre car j'ai eu l'impression qu'il était écrit par un allié, un ami acquis à nos causes d'étudiants car il nous est difficile de nous confier à l'école quand nous rencontrons un problème avec un membre du corps professoral. L'auteur ose parler sans tabou, il parle de l'élève paresseux, il parle de l'enseignant qui n'aide pas, qui enfonce, qui démolit l'élève. C'est donc vrai que ça existe et que les gens le savent.
L'auteur ose mettre en doute des pratiques qui nous viennent de la nuit des temps, comme le redoublement, comme les évaluations chiffrées, ce que, sans l'avoir lu, je n'oserais jamais faire, j'ai donc appris, et cela m'a plu.
 
Le livre a été présenté dans la presse française (Le Monde entre autres) qui lui a réservé un bon accueil. A l'inverse de certains ouvrages que le journaliste nomme de « brûlots » qui fleurissent en septembre, écrits par des auteurs qui haïssent l'école, l'essai de Peter Gumbel est reconnu comme une critique avisée, qui plaide pour des solutions constructives.
 
 
 
7)    Clôture de l'exposé :
 
Etant de nature un peu révolté et contestataire ce livre renforce mes idées à propos de l'enseignement et de ce que j'observe autour de moi à l'école. Je suis très satisfait de l'avoir lu, car comme je l'ai dit plus haut, je ne connaissais pas ces théories, elles renforcent mes opinions et surtout m'apportent des arguments pour participer à un débat sur l'enseignement si je devais y participer, car l'école est importante pour nous, les jeunes, et on en parle beaucoup.  Grâce à cet essai je peux enfin défendre, en m'appuyant sur des solides arguments, que l'enseignement a besoin d'un bond vers le futur, qu'il doit changer, que les bonnes vieilles méthodes sont à revoir.
J'ai été surpris par les aspects scientifiques de cet ouvrage, mais encore plus surpris de constater qu'aujourd'hui encore, des professeurs, des parents et des élèves peuvent encore être convaincus que redoubler est normal, est bon pour l'élève, et que ça le fera mieux « travailler », alors que tant d'études démontrent l'inverse ! Parmi les théories décrites, j'ai été très impressionné par l'effet Pygmalion et la constante macabre d'Antibi.
 
 
Ce qu'il faut également retenir de cet essai est qu'une des solutions est surtout que les enseignants soient mieux formés. Leur métier s'en verra valorisé, tant sur le plan professionnel que sur le plan financier. Beaucoup d'enseignants sont aussi découragés par le système. Pourquoi y a-t-il tant d'absents ? J'en connais personnellement trois qui ont abandonné le métier pour ouvrir un magasin !
J'ai choisi cet essai car je voulais aborder ce problème à l'école, j'espère après vous avoir exposé ceci que j'ai changé peut-être quelque chose,  mis ma pierre à l'édifice de mon école. Je ne pense pas que vous vous attendiez à ce qu'un élève comme moi, dit « bon », prenne la défense des élèves dit « mauvais » ? C'est un vieux préjugé, Madame, nous pouvons tout changer !
 
 
 


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#Posté le mardi 08 mars 2011 21:41

PARLEMENT DE LA COMMUNAUTÉ FRANÇAISE, les questions relatives aux élèves en trouble d'apprentissage.

PARLEMENT DE LA COMMUNAUTÉ FRANÇAISE, les questions relatives aux élèves en trouble d'apprentissage.


Le rôle d'un parlement démocratique est d'entendre la doléance du citoyen et de corriger les abus. 


Le parlement, c'est nous.  Voici le travail parlementaire de la Commission éducation. Les questions (et les réponses) qui concernent nos enfants dys sont classées par ordre alphabétique et par date. 
 
Il suffit de cliquer sur le lien en dessous de la question pour lire la réponse. 






AUTISME
 

 
 
05 juillet 2011
Question de Mme Graziana Trotta (PS) à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée « Absentéisme des enfants autistes » 
http://ladyslexique.skyrock.com/3013954999-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-05.html

12 octobre 2010
 Question de Mme Anne Barzin (MR   anne.barzin@skynet.be ) à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée « Intégration d'enfants autistes dans l'enseignement ordinaire et formation des enseignants accueillant ces enfants » 
http://ladyslexique.skyrock.com/2979526017-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-12.html
 
 
 
 27 avril 2010
Question de M. André du Bus de Warnaffe (cdh andre@andredubus.be )
 à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée « Intégration scolaire des jeunes autistes »
 http://ladyslexique.skyrock.com/2980744761-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-27.html



 
 
 
 
Bien-être à l'école
 
 
 
 
29 mars 2011
Question de Mme Sybille de Coster-Bauchau à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée « Suivi des cellules« bien-être » »

http://ladyslexique.skyrock.com/2988968261-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-du-29.html
 
 
 
 
 
 
 

CEB
 
 
19 juillet 2011
Question de Madame Barzin (MR) 
http://ladyslexique.skyrock.com/3017532441-Seance-pleniere-du-Parlement-de-la-Communaute-francaise-du-19-juillet.html


16 mai 2010
 Question de M. Olivier Saint-Amand (ECOLO oliviersaintamand@yahoo.fr     olivier.saint-amand@ecolo.be    )  à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée « Organisation d'examens différenciés pour les enfants présentant des troubles de l'apprentissage »
http://ladyslexique.skyrock.com/2980744121-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-11-mai.html



 
 
 

 DYSCALCULIE
 
 
 
 

16 novembre 2010
Question de Mme Annick Saudoyer  (PS  annick.saudoyer@skynet.be ) à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée « Dyscalculie : état de la question »
http://ladyslexique.skyrock.com/2979328951-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-du-16.html



 
 
DYSLEXIE
 
 
 

22 février 2011  
Question de M. Olivier Saint-Amand (ECOLO oliviersaintamand@yahoo.fr     olivier.saint-amand@ecolo.be    )  à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée « Aide aux enfants en difficulté »
http://ladyslexique.skyrock.com/2983546701-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-22.html


 30 novembre 2010 
Question de M. Jean-Luc Crucke (MR jlcrucke@gmail.com ) à Mme Marie-Dominique Simonet, ministrede l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée « Formation en ligne pour les professeurs en ce qui concerne la dyslexie »
http://ladyslexique.skyrock.com/2980301033-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-30.html


 28 septembre 2010  
Question de Mme Anne Barzin (MR   anne.barzin@skynet.be ) à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée " Organisation du dépistage précoce des troubles de l'apprentissage " regroupée avec les 2 questions suivantes


28 septembre 2010
Question de M. Olivier Saint-Amand (ECOLO)  à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée « Mesures d'aide aux enfants dyslexiques en ce début d'année scolaire » regroupée avec la question suivante et la précédente


28 septembre 2010
Question de Mme Anne Barzin (MR   anne.barzin@skynet.be )  à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre
de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée 
« Aménagements et mise à disposition d'outils pédagogiques pour les enfants présentant des troubles de l'apprentissage lors de l'évaluation du CEB »
http://ladyslexique.skyrock.com/2979526899-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-28.html


09 février 2010
Interpellation de Mme Caroline Persoons (MR caroline.persoons@skynet.be ) (caroline.persoons@fdf.be)   à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale ,intitulée « Prise en charge de la dyslexie au sein de l'enseignement ordinaire » 
http://ladyslexique.skyrock.com/2984646691-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-09.html


 27 octobre 2009
Interpellation de Mme Sybille deCoster-Bauchau ( sybille.bauchau@gmail.com) (sybille.bauchau@mrpw.be) à Mme MarieDominique Simonet, ministre del'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, relative à « l'aide apportée aux enfants dyslexiques en Communauté française »
http://ladyslexique.skyrock.com/2984822539-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-27.html



 
 
INTEGRATION ET TYPE 8
 
10 mai 2011
Question de Mme Caroline Persoons (MR) à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée« Détection de troubles sévères de l'apprentissage en cours d'année et application du décret « inclusion » »
http://ladyslexique.skyrock.com/3000824327-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-10-mai.html


 26 octobre 2010  
interpellation de Mme Caroline Désir ( PS  carolinedesir2009@gmail.com 
 cdesir@parlbru.irisnet.be )  à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée « Évaluation de l'enseignement de type 8,  et réintégration vers l'enseignement ordinaire »

et de Madame Barbara Trachte  (ECOLO  barbara.trachte@ecolo.be  )  « Évaluation de l'enseignement de type 8,  et réintégration vers l'enseignement ordinaire » 
 http://ladyslexique.skyrock.com/2979459089-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-26.html


25 mai 2010
Question de M. Matthieu Daele ( ecolo matthieu.daele@ecolo.be ) à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée « Intégration scolaire et accompagnement des élèves à besoins spécifiques : quel suivi des mesures2009 ? »  
http://ladyslexique.skyrock.com/2980742789-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-25-mai.html


 12 janvier 2010
Question de M. Matthieu Daele à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, et à M. Jean-Marc Nollet, vice-président et ministre de l'Enfance,de la Recherche et de la Fonction publique, relative à « l'intégration des enfants ayantdes difficultés d'apprentissage et/ou en situation de handicap dans les écoles de la Communauté française »
http://ladyslexique.skyrock.com/2984693505-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-12.html


15 décembre 2009
Question de Mme Caroline Désir (carolinedesir2009@gmail.com ) (cdesir@parlbru.irisnet.be )  à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, relative à « l'orientation vers l'enseignement spécialisé de type 8 »
http://ladyslexique.skyrock.com/2984702311-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-15.html


 

 LOGOPEDIE




 30 mars 2010
Question de M. Marc Elsen (cdh marc.elsen41@skynet.be)
(  sec.marc.elsen@cdhverviers.be) à Mme MarieDominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée « État des lieux de l'intervention des logopèdes dans l'enseignement primaire ordinaire »
http://ladyslexique.skyrock.com/2980745601-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-30-mars.html


 27 octobre 2009
Question de Mme Muriel Targnion (murieltargnion.rw@gmail.com )  à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, relative à « l'exercice de la fonction de logopède dans les écoles subventionnées ou organisées par la Communauté française »
http://ladyslexique.skyrock.com/2984806959-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-27.html



 


 ORDINATEUR




22 juin 2010
Question de Mme Olga Zrihen (PS pcf@zrihen.be  zrihen@senators.senate.be )  à madame Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée « Ouverture des écoles à la pédagogie numérique »
http://ladyslexique.skyrock.com/2980568655-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-22-juin.html





 PMS




22 février 2011
 Question de M. Yves Reinkin  (ECOLO yves.reinkin@ecolo.be )à Mme MarieDominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée « Renforcement différencié des CPMS pour les élèves en intégration scolaire »
http://ladyslexique.skyrock.com/2983545523-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-22.html


22 juin 2010
 Question de  M. Yves Reinkin  (ECOLO yves.reinkin@ecolo.be ) à Mme Marie Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée « Formation continuée et révision des barèmes des gradués dans les CPMS »
http://ladyslexique.skyrock.com/2980737245-PARLEMENT-DE-LA-COMMUNAUTE-FRANCAISE-Commission-de-l-Education-22-juin.html

 
 
 
Divers, ils en ont parlé
 
 
18 octobre 2011 
Question de Mme Caroline Cassart Mailleux (MR)à Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de promotion sociale, intitulée 
« Projets soutenus dans le cadre de la lutte contre le redoublement »
 
http://ladyslexique.skyrock.com/3044911281-Communaute-francaise-de-Belgique-commission-education-du-18-octobre.html
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#Posté le vendredi 25 février 2011 13:43

Modifié le lundi 14 novembre 2011 05:25

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